– MARIE-PIERRE CHERRIER –

Regard

Marie-Pierre Cherrier est née le 3 mai 1974. Titulaire d’un CAP Photographe, puis d’un BTS en Photographie en 2009, elle exerce le métier de photographe pendant une quinzaine d’année dans le domaine de la photographie sociale (mariage, portrait, etc …) et d’entreprise (publicité et reportage).

Depuis 2009 elle enseigne la photographie et ses techniques en lycée, à des jeunes souhaitant
obtenir un Bac Professionnel Photographie. Elle y trouve alors un réel enrichissement humain.
Depuis quelques années elle est animée par la photographie purement artistique, dans la quête d’une fusion entre l’être humain et toute forme géométrique qui l’encadre, issue d’un
environnement naturel ou pas.

Guidée par un besoin d’esthétique, de pureté ou de dégagement de lignes, de sens, de symbolique, ou de réflexion personnelle, elle façonne la lumière, à son naturel ou dans ses artifices, mais en s’imposant une conduite d’exercice, celle d’atteindre la
perfection de son ressenti lors du déclenchement. A l’issue de la capture de l’instant,
et ce pour un besoin d’authenticité du regard qu’elle porte sur la scène, elle ne
s’accorde qu’une simple optimisation de l’image, pas de transformation ultérieure.


Série AXIOME :

Photographe de formation, puis devenue professeur en photographie, mon expérience m’a amenée progressivement à un désir de pure création artistique et ce n’est qu’à la découverte d’un lieu unique et approprié que j’ai pu mettre en œuvre, enfin, cette volonté.
Le thème était latent depuis de nombreuses années et le lieu, empreint d’une histoire imposante, se présenta à sa juste mesure, planche de mon théâtre …
Dans ce lieu, j’y ai façonné la lumière « naturelle », sans artifice, où le modèle s’y est collée jusqu’à la symbiose au décor.
La parfaite nudité m’a permis d’atteindre l’Etre dans son authenticité, charnelle, à travers laquelle j’ai voulu y suggérer un ressenti personnel, au rendu universel, de réflexion multiple et ouverte à chacun, expliquée par son titre « Axiome ».
« Axiome », symbolique d’un nu traumatique, se couple d’un jeu de dés, jeu de hasard, indispensable à son concept, où « tout son sens » prend forme dans les combinaisons infiniment répétées …
Un texte accompagne les photographies, puis, au fil de la découverte d’un dé, le lecteur peut puiser l’essence du symbole.
Il n’y avait que le noir et blanc pour traduire l’opposition entre la pureté de la lumière naturelle et le sombre avéré.
Ma volonté est d’amener le visiteur à s’interroger sur les différents liens que mes images dénouent, ou renouent à leur conscience.

Marie-Pierre Cherrier


« Axiome »
Principe de vérité qui ne peut se démontrer …

Premier dé
Au seuil de la féminitude, la lumière dépose grâce originelle et richesse féconde. De l’éclat divin à l’effleurement subtil et enrobant, s’abandonne une âme en une mélodie délicate. L’influence réside aux précieux espaces où les notes s’imprègnent. L’âme est saisie, presque envoûtée, touchée du bout des yeux par le souffle doux des notes rondes et pures. Les lignes se collent aux rondeurs comme l’arrière saison le ferait à la fleur de l’âge. Belle ingénue.

Deuxième dé
Mais au-delà des cloisons intimes, la lumière, fidèle à son dessein, poursuit son chemin en délaissant les espaces si précieux ; la main perfide y encadre alors d’équivoques cellules où d’intimité bouleversée en servitude invisible, la partition se joue au clair-obscur des notes.
L’âme détenue pressent mais n’envisage pas. Peu à peu soliste et trialisme s’emboîtent dans cette main alors que la combinaison la plus forte devient quête. Jeunesse et ludisme augurent mal et la réplique tarde.

Troisième dé
Au troisième lancé l’espoir s’agrippe au hasard bienveillant, mais les portes de l’intime chapelle se referment, se souillent aux chaînes des entrailles, la lumière ne perce pas, ne perce plus. Au regard de la mainmise, la visée se confond au singulier dénuement et l’instinct du bassin alcalin ne suffit pas à remémorer la forme, la frénésie du jeu fait l’écho d’une perte.

Parcours

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