Bobb

Tirage illimité « Bobbyrinthe Origen Face 2 Face » – Bobb

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2016

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BoBByrinthologie…

« Nil sine labore »

Comme toute production humaine et artistique, la peinture de Fabien Gouttefangeas « BoBB », invite, au préalable, à rappeler que ce qui décide de la singularité d’une œuvre dépend de l’intention que chacun mettra à la recevoir.
Travailler sur le concept de labyrinthe, c’est déjà promettre un voyage particulier, une aventure mettant en jeu les dimensions physiques et psychiques de l’homme.

Le complexe, la structure dans le microcosme et l’invisible ! Voilà ce que semble nous dire l’allégorie du labyrinthe. Comprendre nos émotions, visiter cet espace intérieur pour sortir de nos états (d’âme), pour revenir vers le centre, ce cœur des choses à partir duquel tout devient visible et où les turbulences cessent.

Ce retour vers le centre, cette expérience à travers tout ce qui constitue notre condition humaine, nous éveille à un état d’être qui nous rend plus vaste. Ce labyrinthe, c’est donc le lieu du Maître, celui de l’initié.

Il faut co-naître, par l’épreuve, par le travail, car Labyrinthe-laborintrus, indique par sa racine « Labor », l’idée de travail dans le sens d’effort. C’est le labor-oratoire de l’alchimiste, lieu de l’expérience, du savoir et du dire, dans lequel l’initié s’introduit pour en ressortir avec une vision transformée du monde et de lui-même, c’est-à-dire au-delà des formes.

Quel programme ! Comprendre cette dimension, c’est déjà saisir le concept de mort-renaissance, propre à toutes les formes de spiritualités.

Occident… un lieu pour mourir.
À l’ouest, depuis la nuit des temps, les civilisations mégalithiques de la façade atlantique ont dressé des pierres. De ce couchant, limite du monde connu d’alors, les portes de pierres et les labyrinthes ont eu pour fonction de conduire et ramener l’homme de la mort vers la vie, vers l’or-rient, là où le soleil se lève. Ce soleil, cette lumière qui éclaire et anime toute chose et ouvre les portes de l’inconscient, c’est le véritable or des alchimistes. Cette quête ne leur est pas réservée, elle est celle de tout chercheur, de tout artiste humble et sincère.
Après tout, ne dit-on pas de l’alchimie qu’elle est le Grand Art, et sa finalité la réalisation du Grand Œuvre ?

Le labyrinthe, un lieu pour renaître.
C’est cette idée profonde qui traverse le travail de BoBB. Ses Bobbyrinthes, voies du pèlerinage, sont une réponse aux questions de l’Homme sur son enfance. Dans de nombreuses mythologies, ils symbolisent le ventre maternel, matière première de l’incarnation, lien nourricier, lieu comme-un avant la différentiation, l’individuation. Ils invitent celui qui s’y engage à s’imposer face au temps-mémoire, ce temps illusion qui est le nôtre, et à cheminer à travers ce plan d’accès vers l’inconscient.

À la question posée par le travail de BoBB, le philosophe, pédagogue et alchimiste du 17ème siècle Amos Comenius aurait sûrement répondu :

« Je t’ai vu dans l’erreur mon cher fils,
Et je n’ai pas voulu attendre plus longtemps,
C’est pourquoi,
Je t’ai conduit à toi-même et mené au fond de ton cœur. »

Amos Comenius, Le labyrinthe du monde et le paradis du cœur, 1631

Philippe VILLARD-MONDINO

Support

Alu, PVC, Dibond, Toile, Papier

Format

30*30cm, 40*40cm, 60*60cm, 80*80cm, 120*120cm

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