Aurélie Foussard

Tirage limité « Un autre paysage – #18 » – Aurélie Foussard – Photographie d’art contemporain

550,00

4 en stock

Photographie – Édition limitée à 5 exemplaires signés et numérotés délivrés avec certificat d’authenticité

2015

Photographie d’art contemporain

Depuis ses premières photographies jusqu’à son passage par des études en histoire de l’art à Lyon 2 ou aux Gobelins à Paris, Aurélie interroge la présence et l’absence. Au fil des séries, elle décrypte l’architecture, que ce soit à travers les lignes et les aplats de Le Corbusier ou des bâtiments de Tadao Ando.
La série Xiamen réalisée en chine ouvre des espaces empreints d’une grande sérénité. Son art de la composition fascine par l’ordonnancement mesuré des éléments. On est happé par le mystère des lieux, mise en relation de la structure et de l’horizon marin apaisé. Photographe de l’architecture, elle donne à voir la structure des espaces.
(Ce petit résumé a été écrit en accompagnement de la publication de la série Xiamen dans le magazine Mercure Liquide, en Octobre 2015).

 

Photographe de la pierre, de la ligne, du béton, de la courbe, Aurélie Foussard commence la photographie à l’époque du lycée. Après avoir suivi des études d’Histoire de l’Art à l’Université Lumière Lyon II, elle entre à l’école des Gobelins à Paris. L’artiste contemple, photographie l’architecture avec une exigence et une vision d’ascète. Son travail « fait disparaitre l’anecdote pour ne retenir que l’essentiel et transcender l’architecture pour n’en retenir que la manière et l’esprit ». Les architectures corbuséennes, la pureté de Tadao Ando ou les abbayes cisterciennes ont fait face à son regard et à son objectif.

 

Un autre paysage

En résidence à Moly-Sabata, un paysage s’est immédiatement imposé à moi, vu en plongée du haut du pont arrivant à Sablons. Encore plus fascinant vu d’en bas, les hautes montagnes de granulats et de sel se décrochaient de ciels variables, m’emportant déjà dans les hautes sphères de mon imagination : pierriers des montagnes, sommets rocheux et enneigés, glaciers de l’Himalaya…Des lieux où le silence impose l’humilité.
« Au désert, le silence est une affaire entendue : silence minéral du sol ou silence du ciel, tout se tait et à jamais » 1
Dans un désir d’épure toujours plus fort et dans cette quête permanente de l’essence des choses, je continue à vouloir extraire le sujet de son contexte et éviter l’anecdotique. Ici par le cadrage puis la mise en place d’une nuit artificielle par le « remplissage » en noir des parties qui ne m’intéressent pas.
Le noir me permet ainsi de jouer sur l’ambiguïté de sa couleur et de sa densité, de parler du vide et du plein, de la finitude et en même temps de l’infini là où le regard se cogne ou se perd…
N’apparaissent alors que les montagnes de matières qui malgré leur fragilité offrent au contraire des paysages puissants, silencieux et intemporels.
« Entrons dans le noir pour mieux y voir » 2
Ce travail répond aussi à des questionnements environnementaux et écologiques, qui ont été mis en exergue lors de discussion avec des employés de la société, comme celui du remplacement de la matière extraite en fin d’exploitation des sites. Problème entre autre sous-tendu par la conquête de l’espace, la recherche d’autres territoires habitables et la possibilité d’un exil de l’homme vers d’autres planètes en cas d‘épuisement total des ressources naturelles.

Aurélie Foussard

30-10-2015
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1 Paul Virilio, La pensée exposée, ed. Actes Sud, mai 2012, p 169
2 Michel Serres, Yeux, Paris, ed. Le Pommier, 2014, p 36

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